Texte intégral :

Nous la considérons souvent comme strictement réservée à la sphère religieuse mais d’où vient le terme de vocation ?

L’idée de vocation est d’origine biblique. Elle met en acte un dialogue entre Dieu et celui qu’il appelle en vue d’une mission.

Les récits de vocation apparaissent aux moments décisifs de l’histoire du Salut liant un personnage à une mission. Les réponses sont diverses, en passant par refus ou la fuite, allant jusqu’au oui enthousiaste : « Me voici ».

Jésus a-t-il reçu une vocation ? Si la vocation suppose un changement, inscrit une rupture dans la vie de l’appelé, elle ne concerne pas Jésus. De toute éternité, il est l’Envoyé pour la Nouvelle Alliance. A son baptême, il reçoit la confirmation publique de cette mission. En revanche, lui, choisit et appelle nommément ceux qui ont vocation à constituer le groupe des apôtres.

Les premières générations chrétiennes étendent la vocation à quiconque répond à l’appel à se convertir. Saint Paul, « apôtre par vocation » s’adresse aux « appelés de Jésus-Christ, à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome, aux saints par vocation » (Romains 1, 1. 6-7). Plus largement encore, on peut dire que toute personne créée à l’image de Dieu a vocation à devenir enfant de Dieu.

Comme le peuple hébreu, l’Eglise tout entière a reçu une vocation unique : convoquer une assemblée des croyants aux dimensions universelles. Elle doit pour le faire exercer de multiples services et ministères. Ainsi elle témoigne de la présence du Royaume de Dieu dans l’humanité.