Si nous connaissons bien l’avant Pâques, le Carême, qu’en est-il de l’après Pâques, le temps Pascal ?

Ces cinquante jours n’ont apparemment pas beaucoup d’importance dans notre temps liturgique. Autant le carême et ses quarante jours d’austérité sont soulignés avec la couleur violette, autant le temps Pascal semble bien pâle avec sa couleur blanche ! Et pourtant, l’Eglise, régénérée par la Pâque du Christ, donne à ses fidèles ces cinquante jours pour quitter le temps de la pénitence du Carême et celui de la Passion.

Le temps pascal est comme la revanche de la Vie sur la mort. A grand renfort d’Alléluia, c’est donc le temps de la joie par excellence.

Depuis le jour de Pâques jusqu’à la Pentecôte, les chrétiens sont invités, à la suite du Ressuscité, à quitter leurs vêtements de carême pour revêtir ceux de la lumière de Pâques et montrer leurs visages de ressuscités. Le temps Pascal est donc ce temps missionnaire où tout notre être devrait exprimer le coeur de notre foi : oui, le Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité.