En Ardèche, dans sa ferme de Montchamp qu’il a complètement reconstruite, dans un désert rocailleux et une oasis de Tunisie, Pierre Rabhi raconte son itinéraire d’homme appartenant à deux cultures.

D’une enfance passée dans une oasis algérienne, puis élevé à Marseille et enfin ouvrier à Gennevilliers, paysan en Ardèche et agronome au Sahel, le parcours de Pierre Rabhi est celui d’un homme habité par des valeurs chrétiennes fortes. Opposé aux valeurs de la croissance sans limite et du profit, il a choisi de mettre sa vie en harmonie avec elles en devenant adepte de l’agro-écologie, privilégiant les circuits-courts et l’auto-consommation. En quittant la ville, et en faisant le choix de vivre à la campagne avec sa famille, il a fait l’expérience de la misère, du dénuement, de la sobriété qu’il considère comme un grande valeur, une valeur de bien être. Et quand il revient dans une oasis, c’est pour aider ceux qui y vivent à la développer et à y engager des jeunes.

“Il y a une intuition chevillée à soi mais surtout ne cherchons pas à mettre des discours autour de cette intuition. Surtout, que cette intuition s’incarne dans notre vie au quotidien, qu’elle puisse contribuer à la paix, à la construction du monde, des êtres, à l’apaisement. Je crois que tant que ça est en activité, on pourrait dire que ce principe, que je ne veux pas nommer, est en marche.”   Telle est la définition que Pierre Rabhi donne de sa spiritualité.

Il raconte son expérience, passe de l’anecdote pour aller à l’analyse, il va son chemin, sans se hâter, attentif à la vie, brûlé de spiritualité, témoignant avec modestie d’une réelle nécessité de cohérence entre ses convictions et ses actions. Une belle leçon de vie qui, 26 ans plus tard, reste un modèle.

Une production : CFRT/ France 2