Jean-Emile Anizan ne voulait pas être prêtre ; il l’est devenu. Amalia Escriva, réalisatrice du très beau documentaire sur le chant grégorien, enquête sur la spiritualité de Jean-Emile Anizan, en suivant une trame biographique ponctuée de citations de ses textes majeurs.

La vocation sacerdotale du père Anizan pour les « méprisés » vient de son amour pour le Christ venu révéler la charité de Dieu aux hommes. Il a dû attendre douze longues années avant de rejoindre les frères de Saint-Vincent de Paul et réaliser à Charonne puis à Clichy sa vocation missionnaire auprès des miséreux du monde ouvrier. Mais en 1914, accusé de sympathie avec les syndicats ouvriers de gauche, Rome l’exclut de la congrégation dont il était le supérieur. Après la guerre où il s’engage comme aumônier, il réalise l’inspiration qu’il a eue et crée une nouvelle congrégation les Fils de la Charité qui fête en 2018 son centenaire.

Un portrait méditatif richement illustré de photographies et de films.

Une production : CFRT/ France 2