Evêque chaldéen catholique au nord de l’Irak, Monseigneur Rabban possède l’âme des bâtisseurs et des philosophes : « Le futur se fait, on ne l’attend pas », « Celui qui ne rêve pas reste toujours petit ». Son rêve d’unité et de paix prend des allures de défi dans un pays ravagé par la guerre civile et une région qui s’islamise de plus en plus. Grâce à l’éducation dispensée au lycée international qu’il a ouvert à Dohuk, il prépare les jeunes à ce qu’ils reconnaissent en tout kurde un frère, sans distinction de religion. Il exerce son ministère à Erbil et Amadiyah au Kurdistan, îlot de paix où des milliers d’Irakiens chrétiens se sont réfugiés, fuyant les persécutions, enlèvements, assassinats dont ils faisaient l’objet à Bagdad. Ils étaient 1,5 million chrétiens du temps de Saddam Hussein. Ils en restent 650 000. Dans les montagnes, villages et églises se construisent pour accueillir les nombreux réfugiés. Road movie au cœur du Kurdistan irakien, le film de Fulvia Alberti est porté par les chants sacrés chaldéens qui communiquent la ferveur de la communauté chrétienne d’Irak. Portrait d’un évêque atypique au service des chrétiens de ses diocèses, le film rend aussi hommage à la détresse des réfugiés que monseigneur Rabban accueille. Pour échapper à la mort, ils ont laissé leurs biens et leur vie à Bagdad. Ces citadins survivent dans ces villages isolés de montagnes, s’inquiétant de leur avenir qu’ils n’envisagent plus que dans l’exil. Un film où pointe l’espérance portée par la foi de Monseigneur Rabban dans les vertus de l’action et de la prière.
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A l’été 2014, le Kurdistan irakien continuait d’accueillir des réfugiés irakiens chassés de chez eux par les djihadistes.

Une production : CFRT/ France2/ Zoulou Cie