Près de la moitié des terres agricoles de Martinique sont empoisonnées par le chlordécone, un pesticide utilisé dans les bananeraies jusqu’en 1990, date de son interdiction. Polluant persistant pendant 100 à 600 ans, il est une bombe à retardement pour l’île parce qu’il provoque des maladies endocriniennes et des cancers. Face à ce drame sanitaire et environnemental, la prévention d’une part, l’abandon de la monoculture, le développement de l’agriculture”bio” dans les jardins créoles, le renouveau de la culture et du commerce des plantes d’autre part tentent de redonner à la Martinique les moyens de se nourrir sainement.