Ancien aumônier de prison et dominicain le père Philippe Maillard est décédé à Lille le 29 août 2013 à l’âge de 93 ans. A Lille au 28 de la rue de Wattignies, il animait depuis plus de 30 ans une paroisse de fidèles issus d’un milieu populaire. Le film raconte la solidarité qu’il a si bien su mettre en pratique.

***

Il fait nuit, c’est l’hiver, la nuit de Noël. Comme les mercredis soirs, les fidèles de la Communauté du 28 sont rassemblés autour de la table eucharistique pour un vrai moment de Parole et de Communion. Un moment essentiel à leur survie, eux qui n’ont rien, qui ne savent pas s’ils mangeront à leur faim et avec quoi ils se vêtiront. Le père Philippe Maillard est issu d’un milieu bourgeois et a découvert en arrivant ici il y a trente ans, ce qu’était la misère, ses réalités tragiques mais aussi ses bonheurs. Milan est un laïc qui a grandi dans un milieu communiste. Ce n’est pas la foi chrétienne qui motive son engagement auprès des plus démunis mais la qualité de l’échange qu’il a avec eux et l’amitié qu’il retire à distribuer vêtements et repas. Le père Philippe Maillard baptise une petite fille dans la chapelle de la Communauté du 28. La cérémonie est célébrée dans un dénuement qui fait ressortir avec quelle ferveur se fait cette entrée dans la vie chrétienne, gage d’une richesse hors du monde. Le film s’achève sur le pèlerinage aux dunes de la Côte d’Opale que le père Maillard conduit depuis dix ans. Sur la plage après la marche, il invite les pèlerins à se « laisser habiter », par la mer, par la vie, par le Souffle. Un film très attachant qui, à travers une succession de situations, restitue cet esprit de partage qui fait le sel de la Communauté du 28.

Une production : CFRT/ France2/ Mobilis productions/ CRRAV