A la suite du Synode sur la jeunesse lancé par le Pape François en 2018, Bénédicte Doré nous livre le portrait d’une nouvelle génération engagée : celle de jeunes chrétiens d’aujourd’hui.
Ils s’appellent Pierre, Marie-Hermine, Christian, Amélie, Thibault, Florence, ils ont entre 18 et 33 ans et veulent témoigner de leur foi dans leurs vies personnelles. A l’aube de leur vie active, avant leur mariage ou bien en fondant leur famille, ils ont décidé de prendre un an pour réfléchir ou pour vivre leur engagement chrétien. Dans une société déchristianisée, à l’heure du zapping et du désengagement, qui sont ces jeunes qui affirment haut et fort leur appartenance à l’Eglise ?

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Au sein d’une génération athée, ils sont un îlot catholique. Ils ont entre 18 et 33 ans, s’engagent dans la vie active, le mariage ou en famille. Leur point commun : s’affirmer chrétien haut et fort dans une société déchristianisée. A contre-courant. En France, 23% des 15-30 ans se déclarent catholiques et 7% seulement vont à la messe. Alors, comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus ? Quelles choix de vie font-ils ? Comment voient-ils l’Eglise ?

Pierre, 18 ans, a choisi de faire une année de césure avant de s’orienter. Il l’effectue à l’Ecole de Vie Don Bosco dans l’Oise qui offre un cadre spirituel à ce temps de réflexion. Les temps de prière alternent avec des enseignements théoriques très variés mais aussi des matières plus physiques comme le théâtre, le chant ou le sport. Aujourd’hui, les jeunes qui viennent veulent consolider la foi reçue par tradition familiale et se l’approprier, mettre de la cohérence entre vie professionnelle et la foi, entre la foi et la vie dans le monde car être chrétien pousse à l’action.

A Paris, Thibault et Florence préparent leur mariage prévu dans six mois. Ils se sont connus il y a trois ans au Chili où ils étaient volontaires pour une association catholique. Bienveillance, pardon et miséricorde sont les mots clés de leur future union. Se marier à l’Eglise c’est mettre leur couple sous le regard de Dieu qui les aidera à vivre leur engagement pour la vie. En France, un tiers des mariages échoue. Former un couple chrétien, changerait-il quelque chose ?

A Port-au-Prince en Haïti, ravagé il y a neuf ans par un séisme, Christian et sa famille ont débarqué comme volontaire. C’est pour ses compétences de gestion que la Délégation Catholique pour la Coopération (DCC) a envoyé Christian ici. Sa femme Amélie, en charge du développement de la fondation, a trouvé en donnant des cours de français à l’école maternelle de ses enfants la façon d’être auprès de la population. Christian et sa femme ont puisé la source de leur engagement humanitaire dans leur préparation au mariage. C’est aussi pour eux une façon de transmettre leur foi à leurs enfants. Leur génération est-elle plus engagée ?

Si la société compte moins de chrétiens, ceux-ci sont des jeunes mieux formés et plus engagés, un visage de l’Eglise de demain.

Une production : CFRT