La vie de Madeleine Cinquin n’était pas tracée d’avance. Mais dès son jeune âge, elle a été placée sous le signe de la compassion aux enfants pauvres comme l’Enfant Jésus lui est apparu dans la crèche. Sa vocation était née.

A 98 ans, face caméra, dans un tête-à-tête intimiste avec la réalisatrice Laurence Chartier, Sœur Emmanuelle déroule les événements marquants de son parcours. Avec l’entrain, l’énergie, la révolte, la force de l’engagement que sa foi en Dieu lui a donné, modeste, elle raconte. Jeune fille coquette, elle renonce aux plaisirs et prend le voile certaine que c’est en suivant le Christ qu’elle pourra changer le sort des enfants malheureux. En 1931, elle a 22 ans et entame sa vie de religieuse où pendant 40 ans elle enseigne en Turquie, en Tunisie puis en Egypte. A l’heure de la retraite, elle choisit de rester vivre dans un bidonville du Caire ! De 1971 à 1993, elle y passera, dit-elle, les plus belles années de sa vie car de partager la pauvreté des chiffonniers du Caire lui fait vivre l’Evangile, découvrir le vrai sens du mot « amour » et la vraie joie du don. Les résultats de son action pour le développement de ces communautés misérables et méprisées sont spectaculaires et se poursuit au travers de l’association qu’elle a créée ASMEA. Depuis 1993, Sœur Emmanuelle a rejoint sa communauté (la Congrégation Notre Dame de Sion) à Callian près de Nice où elle poursuit son action essentiellement par la prière. « Il suffit d’aimer » : le credo de Sœur Emmanuelle nous pousse à aller comme elle « en avant » !

Une production : CFRT/ France 2