Cette année, nous avons commencé à vous découvrir le patrimoine audiovisuel du CFRT. Dans ses archives, nous avons sélectionné trois documents ressortis pour faire écho à l’actualité. Nous vous proposons de les revoir à l’occasion des Journées du patrimoine.

1959 – Ars de Jacques Demy 

C’est le 9e court-métrage de Jacques Demy. Sur des images de paysages, des rues du village d’Ars, de l’église, des pièces du presbytère où le curé d’Ars vécut,  dans un très beau noir et blanc, le film évoque de la vie du curé d’Ars (1786-1859) : l’austérité de sa foi, ses conflits avec ses paroissiens, sa tentation de la fuite… ll nous fait entrer dans l’intimité du parcours spirituel de saint Jean-Marie Vianney. Le commentaire de Jacques Demy est composé à partir des textes écrits par le saint curé d’Ars et il le lit lui-même.

1971 – Les migrants de Patrice Chagnard et Raymond Vidonne  

Bernard Henrot, prêtre ouvrier de Dunkerque, partage intégralement les conditions de vie des travailleurs étrangers dans leur communauté. Ce qui signifie vivre dans un cantonnement réservé aux travailleurs étrangers et  partager ainsi le quotidien des ouvriers immigrés. L’existence de cet homme, prêtre ouvrier, comme celle de ses camarades dont il se fait indirectement le porte parole, nous permet de saisir d’une manière sensible différents aspects du problème des « migrants » en nous introduisant dans un monde en marge de notre société.

1981 – Votre vérité avec l’abbé Pierre de Jean Cohen et Jacques Paugam

L’abbé Pierre, grande figure de la solidarité avec la fondation d’Emmaüs et ses cris de révolte restés dans les mémoires comme celui lancé à l’Hiver 54, s’exprime ici longuement, comme rarement à la télévision, sur sa foi. Nous découvrons l’abbé mystique, méconnu du grand public. Car Henri Grouès est un moine, un frère mineur capucin, une des trois branches de l’ordre de la famille franciscaine. Sa magnifique catéchèse s’achève sur un bouleversant moment d’émotion.

1964 – La grande chartreuse : La vie d’un chartreux de Camille Chatelot et R.P. Pichard, o.p.

Le monastère de la Grande Chartreuse en Isère est le premier monastère et la maison-mère des moines-ermites de l’ordre des Chartreux. Les moines y vivent depuis 1000 ans dans le silence, la solitude et la prière à 1 190 mètres d’altitude. Le monastère ne se visite donc pas. Pour satisfaire la curiosité des visiteurs, le Musée a été créé en 1957. En 1964, les Productions du Parvis obtiennent une permission exceptionnelle et font entrer leur caméra derrière la clôture.