Le département d’Outre-mer de Guyane était en grève en mars 2017. Au coeur des revendications des Guyanais : l’insécurité, la pauvreté, les inégalités.

En octobre 2015, Le Jour du Seigneur était en Guyane pour une émission spéciale Guyane en mission. A travers ses reportages, les tensions étaient perceptibles et le rôle de l’Eglise en la personne de l’évêque de Cayenne – Mgr Lafont – de ses prêtres et religieux, précieux auprès des populations déshéritées. Instantané sur les réalités guyanaises.

Portrait de Mgr Emmanuel Lafont – notre vidéo

Avant d’être évêque en Guyane, Mgr Emmanuel Lafont était prêtre à Soweto en Afrique du Sud du temps de l’Apartheid. Depuis 13 ans à Cayenne, il est l’évêque d’un diocèse français qui ne ressemble à aucun autre : multiculturel et très jeune. Accueillant, Mgr Lafont définit ainsi la mission : “c’est être avec les êtres humains pour témoigner de l’amour qui est au fond de notre coeur et qui vient de Dieu”. Une mission qu’il incarne entièrement.

Au nom de la foi en Guyane

Mettre la foi en action est le credo d’Hervé Latidine. Son dernier projet : former des chômeurs, d’anciens détenus, des personnes sans-abri, à un métier sur un chantier d’insertion professionnelle pour qu’ils construisent une ferme. Il tente l’impossible car il croit que rien n’est impossible à Dieu.

La foi dite en passant

Nigérian, le Père Athanase appartient à l’ordre des spiritains, un ordre missionnaire qui vit l’annonce de la Bonne nouvelle dans le monde. En Guyane depuis 20 ans, il sillonne la commune d’Iracoubo à la rencontre des différentes ethnies, la Guyane en comptant 25. Nous le suivons sur les routes dans sa tournée paroissiale et évangélisatrice, une mission qui fait son bonheur.

Soeur Christine auprès des Amérindiens

Soeur Christine a répondu à l’appel de la détresse des Amérindiens d’Amazonie, selon le charisme de l’ordre des Petites soeurs de l’Evangile auquel elle appartient. Elle vit avec eux au bord du fleuve Maroni depuis 20 ans, et s’aventure régulièrement sur le fleuve pour partager la Bonne Nouvelle et apporter un peu d’espérance, en célébrant la messe et en partageant un repas. Une espérance qui se concrétise par des conversions et des baptêmes comme celui du capitaine du village d’Ipokan et de sa femme qui ont vu leur vie transformée.