L’association Coexister fête cette année ses 10 ans d’existence. Ce mouvement de jeunesse promeut la coexistence active auprès de jeunes par le biais de l’éducation pour contribuer au “vivre ensemble”. Découvrez leur action sur le terrain dans le film Et si on coexistait ?

Le film de Corinne Moutout relate la formidable aventure de l’association “Coexister”.

Née en 2009, à l’initiative de Samuel Grzybowski, jeune catholique alors âgé de 16 ans, “Coexister” constitue aujourd’hui une association forte de 1800 adhérents et 600 membres actifs, répartis dans 25 grandes villes françaises. Chaque semaine, elle accueille de nouveaux jeunes qui s’engagent à porter ses messages et à assumer les nombreuses responsabilités liées à la création d’une nouvelle antenne dans leur région.

«Coexister» rassemble des jeunes chrétiens, juifs et musulmans qui clament haut et fort qu’avoir la foi n’est ni “ringard”, ni dangereux. Qu’il ne faut ni avoir honte de ses convictions religieuses, ni craindre de les affirmer et même de les afficher.
L’association est devenue le lauréat de l’édition 2015 du prix « La France s’engage », décerné à des associations jugées à forte utilité publique.

De la société civile à la plus haute instance politique

La reconnaissance est totale et semble signifier que la quête de «Coexister» est porteuse de sens et d’espoir dans une France confrontée avec effroi à l’ampleur de ses fractures identitaires après les attentats de Charlie Hebdo et du 13 novembre 2015. Au sein de «Coexister» les jeunes chrétiens, juifs et musulmans assument sereinement leur foi sans chercher à convaincre quiconque.

Cette foi qui participe du fondement identitaire de chacun, doit comme le défend Samuel Grzybowski se concevoir comme un « chemin vers l’autre », à la découverte de ses croyances et de ses valeurs.

Car «Coexister» affirme que cette ouverture à l’autre, qui nourrit des convictions religieuses distinctes, est avant tout un acte citoyen. Le dialogue interconfessionnel que revendique l’association n’est pas une fin en soi, mais un outil au service de la cohésion nationale, un moyen de créer du lien et de contribuer au « vivre ensemble ».

Dans le cadre de leur mission, les membres de l’association se rendent dans les établissements scolaires pour libérer la parole des jeunes, les aider à appréhender le fait religieux et à se défaire des préjugés. Ainsi, leur démarche laïque et citoyenne contribue à créer du lien pour dépasser la peur de l’autre.

Une production du CFRT avec la participation de France Télévisions.

Le DVD du film Et si on coexistait ?

DVD-Et-si-on-coexistait

Revue de presse sur le documentaire

Pèlerin

Dans une société tentée par le repli identitaire, voila un très beau signe d’un renouveau possible La laïcité à la française doit s’enraciner sur la belle idée d’un « laisser être » qui permet a chacun de s’enrichir de la différence de l’autre « Coexister » en témoigne concrètement. D.L.

La Croix

Des initiatives de sensibilisation, de solidarité et de dialogue, mais aussi un tour du monde de l’interreligieux, l’Interfaith Tour, réalisé pendant un an par un chrétien, un juif, un musulman, un athée et un agnostique : autant de projets évoqués dans ce film rythmé, qui présente des jeunes de tous horizons au service de cette cause commune du « vivre ensemble ». Une cause rendue d’autant plus cruciale depuis les attentats qui ont frappé la France en 2015. Marie Malzac

Réforme

Un bel exemple d’initiatives prises par des jeunes qui cherchent à comprendre les autres. L.S.